25 mars 2008 | Soumis dans la catégorie
S'épanouir
Quand les idées reçues nous gouvernent. Un bon nombre d’entre nous veut accomplir sa vie, plaire aux autres, réussir professionellement, ou plus simplement aspire à plus de bonheur. Pourtant le bonheur ne se recherche pas, n’est pas le résultat d’un travail ou d’une victoire, il se vit tout simplement. Une pratique sportive assidue, motivée par la gloire ou la reconnaissance sociale dans un but de bonheur au sens large est malheureusement vouée à l’échec. L’homme est doté comme beaucoup d’autres animaux sociaux, d’émotions, de raisonnements, mais aussi d’ancrages psychiques forgés par son environnement. Ses représentations agissent comme un filtre à l’encontre de nouvelles conaissances. Sans remise en question de ses valeurs son bonheur peut être compromis voir inacessible. Ce bonheur existe cependant, et c’est sans doute à travers les relations interpersonnelles que l’individu le retrouve. Nous pouvons ainsi prendre en exemple cet individu qui exerce des séries d’abdominaux motivé par le désir de se conformer à la norme esthétique. Ou tel autre qui se met à faire du jooging dans le seul but de maigrir sans en avoir rééllement besoin. Tous deux pensent que leurs efforts acharnés auront raison de leur bonheur. Tout deux se trompent. En effet, d’où provient cette norme esthétique? Pourquoi vouloir maigrir à tout prix?
En france, de manière générale, il semble bien que les représentations sociales du corps ne correspondent plus aux réalités médicales.
Les « top modèl(e)s » ne sont pas des « top santé » … Les médias ont leur part de responsabilité. Ainsi beaucoup de gens pensent atteindre le bonheur, en scultant leurs corps selon les critères de leur société. Mais les représentations esthétiques de leur société peuvent être en contradiction avec leur santé. Pourtant leur santé, elle, peut compromettre leur bonheur!
Idolâtrer le corps, croire à la minceur, la beauté, la jeunesse et la santé au mérite sont des marchés de dupes. Croire que le bonheur est une denrée qui s’obtient par l’activisme, qu’il soit méditatif ou de l’ordre du business, aboutit en fait au désespoir. Et s’imaginer que le Grand Amour nous tombera dessus, que la personne en question correspondra forcément à un idéal, parce que, n’est-ce pas, on le vaut bien, conduit à concevoir les relations humaines sur le modèle du casting de cinéma ou du monde de la publicité. Le bonheur, quant à lui, ne s’achète pas, et quand on le voit comme le résultat d’un travail, ce laborieux bonheur mérite-t-il encore son nom? Comme le dit avec élégance l’écrivain Pascal Bruckner, le mieux à faire, question bonheur, est de ne pas le rechercher, de ne pas le refuser, de ne pas le retenir.
D’une manière générale beaucoup de personnes n’admettent pas la dure vérité de l’être humain: il n’est beau que de façon fugace. Son corps, qui est un objet biologique, est sujet à des dysfonctionnements et tombe malade, se fane et vieillit, et, tôt ou tard, il meurt.
Leurs dénis de la mort les poussent à rechercher des consolations; les croyances peuvent permettent d’affronter une dure réalité.
Tout cela me conduit à une conclusion d’un optimisme tempéré: même si l’on n’est ni aussi riche, ni aussi jeune, ni aussi beau, ni aussi talentueux, ni aussi mince qu’on le voudrait, rien de cela n’empêche que l’on établisse avec les autres des relations amicales et amoureuses, qui peuvent faire son bonheur et celui des autres. Il faut pour cela considérer les gens pour ce qu’ils sont, et être soi-même avec conviction, ce qui n’est pas une si mince affaire…
Bon à savoir Si environ trois quarts des personnes qui commencent un régime perdent du poids dans les six premiers mois, les neuf dixièmes l’auront repris voire auront grossi plus qu’elles n’auront maigri si on considère une période de quatre à cinq ans.
Bon à savoir Nous ne sommes pas responsables de notre apparence corporelle, qui tient en très grande partie à notre héritage génétique. Certes, nous avons davantage de libre arbitre concernant notre mode de vie et notre plus ou moins grande sédentarité. Nous ne restons pas jeunes toute notre vie, ni en permanence dans une forme éblouissante, et il arrive que nous soyons malades, sans que qui que ce soit puisse en être tenu pour responsable.
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Article inspiré du site “GROS” groupe de réflexion des obèses et des personnes en surpoids